Thomas JONCOUR

Penmarch, FR

Surf


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Age
35 years old


OSR : Salut Thomas, peux tu te présenter brièvement pour les internautes de Océan Surf Report ?
Thomas Joncour : Bonjour, je suis moniteur de surf à Dezert Point Surf School à la Torche. Je suis free surfeur pro depuis 10 ans chez Kanabeach. J'ai commencé vers l'âge de 7 ans.
 
OSR : Tu surfes depuis 20 ans, Peux tu nous parler de tes débuts ? J'imagine que c'était plus compliqué qu'aujourd'hui pour débuter ?
TJ : A l'âge de 7 ans, j'ai quitté la Bretagne pour l'île de la Réunion. J'ai eu la chance d'apprendre à surfer en 1989 grâce à Bertrand Piece de l'école de surf des Roches Noires sur des planches genre truster flat deck super années 80 en résine venant en grande partie d'Afrique du Sud. A partir de 1994, j'ai commencé à surfer régulièrement en Bretagne grâce à Didier Tirilly et Ronan Chatain qui ouvraient cette année là l'école de surf de Bretagne et ils m'ont coaché durant de longues années.
A l'époque, la principale difficulté était de trouver des combis à ma taille. L'hiver 1994-1995 j'avais une combi de plongée Topstar beaucoup trop courte aux bras et aux jambes.
L'avantage c'est que sur le spot de la Torche, il y a toujours une vague à surfer !!! Entre les différentes plages de la Torche, Pors Carn et Tronoen il y a pas mal de possibilités et d'orientations différentes par rapport au vent.

OSR : Comment as-tu vécu l'évolution du surf en Bretagne ? As-tu vu une grosse différence en termes d'ambiance, de fréquentation, de niveau, entre le surf breton il y a 20 ans et le surf aujourd'hui ?
TJ : Je trouve que pas mal de choses ont évolué. A l'époque déjà il n'y avait pas de longboard qui s'est ensuite beaucoup développé dans les années 90. Tout le monde avait des planches sur mesure et les planches de série ou chinoises n'existaient pas encore.
Maintenant on a les S.U.P en plus ce qui n'arrange rien mais on fait avec. Je ne trouve pas l'ambiance mauvaise en général en tout cas, pas pire qu'ailleurs en France. Je prends plaisir à retrouver des amis locaux sur chaque spot où je vais.

En terme de niveau je trouve qu'il devrait être plus élevé vu les structures présentes mais le surfeur breton est radin et ne veux pas payer de cours ou ne veut pas s'acheter du bon matériel, il cherche à se faire plaisir, il a tendance à commencer le surf sur le tard. Nous n'avons pas vraiment de ville proche des spots, ici c'est le foot le sport national.


OSR : Qu'est ce que tu aimes dans cette région ? Toi qui a voyagé un peu partout dans le monde, quel regard portes-tu sur la Bretagne ? Au final tu y reviens toujours?
TJ : Ce qui me fait vivre ici et rester en dépit des conditions pas toujours évidentes c'est que je viens d'ici, quoi que je fasse, je ne viendrais jamais d'ailleurs, c'est quelque chose qui se ressent, qui ne s'explique pas, ma famille est d'ici depuis toujours. J'adore voyager mais ce n'est que pour mieux revenir.

OSR : Que penses-tu de la jeune génération bretonne ? Y'a du niveau ?
TJ : Je trouve qu'on s'en sort pas mal et que le surf breton s'est décomplexé, grâce au pôle espoir de la Torche notamment avec des entrainements réguliers, des coachs et des jeunes qui s'investissent. Le niveau général reste vraiment très moyen mais les jeunes qui sortent du lot vont gagner des titres nationaux, rentrent en équipe de France, gagnent des pro juniors et ça, ça fait plaisir et je les félicite. D'autant plus que ces gamins là ont de bonnes valeurs, ils sont intéressants et j'ai vraiment plaisir à surfer avec eux ! Je suis très fier quand je vois ce qu'ils dégagent dans l'eau et hors de l'eau.

OSR : Et pour le futur ? Comment vois-tu ça ? Noir-Gris-Rose ? La Bretagne va-t-elle encore prendre plus de place ?
TJ : Je vois l'avenir glaz (bleu en breton) définitivement axé vers la mer, vers des sessions ici ou ailleurs. Et peut-être augmenter les échanges avec d'autres régions surf en France, mais oui certainement prendre de plus en plus de place, après tout la mer est à nous !

OSR : Pour finir fais nous rigoler un peu ? tu as une ou deux expressions bretonne à nous faire partager ?
TJ : J'ai tendance à employer fréquemment l'expression rien de bon pour nous dans cette vie?

En effet, parfois le monde à l'eau, le manque de bancs de sable, de soleil de femmes et le froid devient frustrant, surtout quand on se trompe sur les prévisions et qu'on se prend vent sur vent. Mais comme j'ai pu l'expliquer plus haut, on ne peut que faire avec et ça permet d'apprécier encore plus les bons surfs entre am

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